L'équipe se retrouve à Quiberon
Carte postale de Quiberon
vendredi 13 juillet 2012
J - 5 : Fin du championnat de France : belles performances de l'équipe avec un titre de champion et vice champion de France
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| Podium Championnat de France |
L’équipe est nouveau réunie pour ce mondial ; le championnat de France vient de se terminer ; ils s’en sont tous bien sortis.
Jules, qui est cadet n'a pas pu participer mais a assisté à la compétition sur le bateau de Benjamin.Merik gagne en dominant clairement les débats avec des écarts impressionnants sur certaines manches. Gwendal, la force tranquille du groupe fait 2 en montrant une grande solidité, Jim termine 11 après une super 3 ème journée ou il enlève le raid et une manche, quant à Alex qui avait débuté en catastrophe, il termine avec brio en remontant 18ème. (consulter les résultats)
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vendredi 13 juillet 2012
J - 5 : Lire la suite
Il faut tout préparer : les voiles sont roulées dans 2 tubes PVC : l’un avec les voiles de régate et l’autre avec les voiles d’entraînement, les gréements sont assemblés en 2 fagots protégés par du bul-pack, les dérives aussi,…juste après la remise des prix Hervé, le papa de Gwendal, prend tous les enfants et les emmène directement chez Olivier et Cécile les parents de Jules qui habitent Sucy en Brie pas trop loin d’Orly où nous prendrons l’avion demain ; dodo vers 1h00 du matin, ce qui n’est pas grave car il y 6 heures de décalage horaire à rattraper et c’est dans le bon sens.
Le plus dur sera sûrement au delà du jet lag que les enfants devront absorber en 3 jours avant la compétition, les 20 degrés d’écart entre la température de Boca Choica et celle de Quiberon qu’ils quittent sous un crachin persistant.
dimanche 15 juillet 2012
J - 4 : Le jour le plus long
Ce vendredi doit être la journée la plus longue : elle va nous conduire de chez Olivier, le papa de Jules, à Sucy en Brie jusqu’à Boca Chica. Tout commence bien car les enfants peuvent se lever après 9h00, ce qui fait déjà près d’1/3 des 6h du jet lag récupéré. Le groupe suit ensuite Olivier et fait sa jonction à 10h30 à Orly avec Benjamin et Alex qui ont dormi chez Philippe, son papa.
Le temps de manger un hot dog (qui ne nous laissera pas le meilleur souvenir) et l’équipe va enfin récupérer. Il est tout de même plus de minuit, heure locale, soit 6h00 du matin heure de Sucy en Brie…
La journée a été effectivement très très longue pour tous.
Je ne suis pas allé sur l’eau pour des photos aujourd’hui mais j'ai pu suivre,comme chacun d’entre vous s’il a internet une partie des 4 courses de la journée grâce au “tracking” des GPS mis tous les matins à bord des optis.
La brise thermique qui s’établit à 12 noeuds sera vite perturbée par les grains annoncés qui comme hier font tourner le vent sur la gauche d’environ 90 degrés. Gwendal et Merik seront sur les 2 dernières manches dans ce système perturbé. Par contre, Jules et Jim passeront avant avec un vent établi entre 8 et 12 noeuds. Un coup de tonnerre et des pluies diluviennes s’abattent sur Boca Chica l’aprés midi et le comité finit par faire rentrer tout le monde à terre.
Cette journée va se traduire par une attente interminable, surtout pour Gwendal, Jules et Jim, flammes vertes, dont le départ est un des derniers. En fait, seule une série complète a le temps d’être jouée, et Merik pourra faire une deuxième manche avant l’arrivée de l’inévitable orage de fin de journée. La flotte reviendra au club sous une pluie battante … Nous avons vu à la bouée au vent, le comité prendre avec les règles les plus élémentaires de la régate des libertés difficiles à croire au niveau d’un mondial. Les superviseurs IODA étant absents. D’ailleurs sans pouvoir être aussi près que Cappizano, le photographe officiel, nous avons pu avec David nous approcher de cette bouée au vent à une distance telle que j’aurai pu éviter de mettre le doubleur de focale !
Belle journée pour Merik qu’on voit reprendre 13 places après son passage à la bouée au vent. On rêve qu’il puisse prendre un départ au niveau de sa vitesse ! En revanche c’est moins bon pour Jules et Alexandre qui limitent tout de même les dégâts en remontant eux aussi et franchement à oublier pour
L’équipe fait 3 tours en battant d’abord le Portugal, puis elle s’incline contre l’Espagne puis la Suisse.
Les vidéos de matchs :
Revivre les trajectoires de toutes les équipes :
Le day off ayant été prévu le lendemain, les organisateurs avaient préparé une petite fête sur la piscine de l’hôtel pour tous les enfants qui avaient leur anniversaire durant le mondial…ils n’ont pas décalé car ce fameux “day off “demain, sera finalement utilisé pour la compétition. Soirée sympa mais un peu bruyante. Tout se termine avant 22h30, heureusement, presque tous les enfants dorment avant. La météo annonce plus de vent pour cette deuxième partie de championnat et, c’est sur ça se jouera aussi sur le physique.
Flamme verte, il y a 3 français. Les départs sont meilleurs, Jules passe la bouée de près dans le 1er tiers et prend encore 2 places au portant. Alex et Jim arrivent a la même bouée de près un peu moins de 10 places derrière Jules et donnent leur maximum. Pas de gros changement a la porte, le vent n’est pas assez fort pour créer des écarts au portant…Pour le dernier bord de près, Jules reste au centre, Jim va chercher la pression évidente à gauche et Alex part à droite pour l’angle…C’est ce dernier qui fait le bon choix et il va terminer dans les 20 en dépassant même Jules. Quant à Jim, il paie la mauvaise option au prix fort et perd sur cet unique bord plus de 10 places (20 places derrière Alex).La série 6 démarre juste après le changement de flamme effectué en mer. Flamme jaune d’abord. Jim est le seul de l’équipe avec un plateau de rêve Yoko, Philip Mejer…Vexé par la manche d’avant, il fait un départ risqué mais magnifique et reste cette fois dans le wagon de tête… pas de chance, la manche est annulée bien avant la bouée de près …
Ça chauffe au retour… comment en est-on arrivé là ?
La raison technique est que le mouillage du bateau comité a lâché, il est a plus de 300m. De même, la bouée au vent, elle aussi, a encore dérapé …
Le lien vers le reportage photos de la journée
Le lien pour consulter les résultats
Yann Vincent
Le reportage photos de la journée de décompression :
Le plus sympa : Tout le monde s’est donne a fond : Les enfants sur l’eau se sont battus avec le même sérieux tous les jours, aucun n’a lâché ; les entraîneurs étaient au plus près et ont maintenu, malgré leur évidente déception, une ambiance incroyable avec eux, en partie grâce au chahut général d’aprés compétition qui était devenu une sorte de routine au même titre que les gréements et dégréements quotidiens que seule l’équipe de Singapour faisait à part nous. Les parents enfin qui ont été formidables jusqu’au dernier jour et ont apporté leurs temps et leurs compétences au groupe, sur place bien sur avec Hervé, Marie Christine, Valérie, Vincent, Héléna mais aussi en France avec Olivier et son club parisien, Philippe et les magnifiques tenues, sans oublier Martine qui a relayé avec passion et rigueur les infos sur le blog.
Pourrais tu nous en dire davantage, nous faire part de tes réflexions perso ?
1) La préparation : C’est à la fin de CIP que tout démarre.Cette année, la POP a négocié un retard de paiement avec l’organisateur et a laissé jouer la délégation avec un parfaite autonomie. La POP doit être simplement là pour valider la détermination du team leader et du coach juste après la CIP… je trouve très bien que le coach soit élu, après tout c’est lui qui a qualifié le plus d’enfants et il les connaît. Je trouve aussi normal, que de la même manière, le team leader soit choisi par les 5 familles, libre à lui comme cette année d’opter pour une prestation non défrayée impliquant la participation active de chaque famille. L’idéal c’est bien sur une bonne fête de la délégation le soir même ce qui permet de se connaître un peu mieux et va faciliter la communication écrite pour la préparation du mondial, mais ce n’est pas facile et n’a pas pu se faire cette année !
2) La compétition
4) Le budget : Les familles se sont mises d’accord sur le budget de la préparation. Il va de la participation de l’équipe a des régates et à des stages en passant comme cette année par le renfort d’un 2éme coach, David. Si les familles sont ok, le budget peut monter, mais en aucun cas ne dépasser le plus petit du groupe. A ce propos, il n’est pas acceptable que des enfants ne participent pas à cette épreuve pour des critères de coût. Pourquoi la POP ne demande-t-elle pas 100 euros pour toutes inscriptions aux compétitions individuelles (Europe et Monde) et que cette somme ne vienne pas alléger la facture des 5 familles concernées ? Le budget resterait ainsi aussi raisonnable que la participation à une compétition européenne !
6) Relation Team leader-coach : Elle est déterminante. La proximité géographique du team leader et du coach est un point important pour faciliter la préparation surtout si l’un d’entre eux a un planning délirant et ne peut communiquer facilement. Si les 2 se connaissent tout sera plus facile et rapide… En bref, le team leader coordonne tout avant la compétition, puis donne les rennes au coach pour la compétition en assurant pour l’équipe la meilleure assistance de la délégation sur place. Les entraîneurs ont pu ainsi se concentrer sur le cœur de leur métier et les enfants.
7) Les résultats : Ils sont très moyens alors on peut chercher et trouver beaucoup d’explication, car l’équipe était soudée, en pleine forme physique et gonflée à bloc par le travail de préparation, les entraîneurs en savent sûrement plus.
8) La suite ? Chaque membre de la délégation est motivée pour renouveler cette expérience. Les français sont de retour au mondial OPTIMIST et espèrent bien que leur participation ne sera plus jamais remise en cause.
Un grand merci à Olivier et Philippe pour leurs appuis logistiques, tant pour le transport du matériel que pour cette escale obligée à Paris !
Ce sont les départs en vacances et plus de 2h00 seront nécessaires pour arriver à la porte d’embarquement. Olivier a negocié avec Air Caraïbes 2 fois 23 kg de bagages par personne et nous avons largement profité de ce luxe en enregistrant 5 dérives, 5 gréements complets, 10 voiles roulées dans 2 tubes PVC, un sac de bodyboard pour la journée off et pas mal de nourriture “frenchie” type saucisson bien sec, introuvable à Boca Chica.
Escale à Port au Prince et nous voila finalement à Saint Domingue avec quand même plus de 2h00 de retard ; quelques formulaires remplis plus tard nous retrouvons Vincent, le papa de Merik, qui est arrivé sur place la veille. Il nous attend avec 2 minibus ce qui permettra de diviser par 3 les coûts “confortables” de transfert aéroport/hôtel proposés par l’organisateur.
Le convoi des 2 véhicules tourne tout de même 10mn dans Boca Chica pour trouver l’hôtel officiel “Bellevue”. Il est immense mais récent, et son adresse, absente des documents officiels avait été recopiée d’Internet dans un coin de mon dossier.
Grâce aux T-shorts blancs mis par toute l’équipe et le pré-enregistrement, le check in est facile et pas aussi long qu'il aurait pu l’être avec un seul réceptionniste ; nous pouvons bourrer le matos dans nos 5 chambres ; elles sont groupées dans le même bloc mais pas toutes au même étage…
Le temps de manger un hot dog (qui ne nous laissera pas le meilleur souvenir) et l’équipe va enfin récupérer. Il est tout de même plus de minuit, heure locale, soit 6h00 du matin heure de Sucy en Brie…
La journée a été effectivement très très longue pour tous.
dimanche 15 juillet 2012
J - 3 : L'installation

Samedi 14 juillet, notre premier jour sur place...les enfants se réveillent à 9h00 pas trop tôt, pas trop tard et récupèrent encore un peu du jet lag.

Ils ont le temps d'aller au petit déjeuner. Le buffet propose tout ce qu'il faut et surtout de nombreux fruits car on est en pleine saison. Nous imiterons les autres équipes qui, pour la plupart, sont à Boca Chica depuis une semaine en préparant les sandwiches de midi pendant ce buffet... les lunchs de l'organisation fournis par le club n'étant, comme souvent dans ce genre d'épreuves pas terribles.Une navette nous conduit au club pour la perception des charter boats; cette année c'est Far East qui fournit toute la flotte. Wenzell, l'ingénieur chinois de Shanghai suit ces opérations depuis plusieurs années ; il nous cède sous caution 5 coques équipées. Sur les 240 bateaux, il ne lui en reste plus que 40 à distribuer, ce qui donne une idée réelle du temps d'entraînement sur place des autres équipes...à comparer avec les 2 petits jours que les frenchies auront pour se familiariser avec ce plan d'eau.
Question chaleur, voila une bonne idée de qui attend les enfants car ils préparent leurs bateaux sous un soleil de plomb; il ne manque rien et tout est vérifié, chacun aura son gréement habituel, sa dérive et son écoute, quelques uns auront même leurs poulies "custom" ...puis tout est démonté pour aller à la jauge réservée pour 14h30.
La jauge est bien à 14h30... mais pas aujourd'hui !...et l'organisation nous refoule gentiment mais fermement, nous sommes aux Antilles mais tout n'est pas négociable...c'est un mondial ! On nous propose tout de même de repasser dimanche à 18h30. C'est mieux car Benjamin et David pourront faire naviguer les enfants avant.
Tout est donc remonte et le matériel sensible ou encombrant est stocké dans un "locker", une caisse en CP marine fermée par un cadenas et attribuée à chaque équipe sur le parking, bien pratique !
C'est enfin l'heure de s'amuser...les enfants prennent un premier contact avec les autres sur les "inflatables" qui flottent devant la plage du club...ça feraille déjà dur entre pays pour conquérir le sommet de ces trucs gonflables aussi ridicules qu'amusants, un prémisses aux 2 jours de team race prévus par l'organisation samedi et dimanche prochain !
Juste après la réunion team leader, Benjamin trouve enfin son "buddy" car comme chaque entraîneur, il devra partager son dinghy avec le coach d'un autre pays. Ce sera la jeune turque qu'il connaît bien... Tout s'annonce donc bien malgré les délais très courts.
Retour à l'hôtel avec l'une des dernières navettes. Valérie, la maman d'Alex, nous y retrouve, on ne lui a laisse cette nuit qu'une chambre à l'écart non refaite mais ça devrait aller mieux demain après les départs car l'hôtel est 100% plein.
Vincent la papa de Merik, kiteur , mais aussi kiné a ses heures tente une courte séance de sophrologie avant le dodo bien mérité.
Pour Alex, Gwendal, Jim, Jules et Merik, Les jeux vidéos ne sont pas les rois aujourd'hui encore !
Yann Vincent
lundi 16 juillet 2012
J - 2 : La jauge et l'entraînement
Aujourd'hui, nous partons sur l'eau puis nous jaugeons !!!!! Ce sera la première sortie et ce soir la jauge. Benjamin et David sortent avec le “support boat “ qui devra être partagé avec Aida, la coach turque pendant toute la compétition. Il n’y manque que la glacière qui devrait être là demain.
Le “club nautico” est saturé par les familles dominicaines qui viennent y passer leur dimanche. Après une dernière vérification des bateaux, Alex, Gwendal, Jim, Jules et Merik tirent leurs premiers bords a Boca Chica; le temps est toujours très chaud, mais nuageux; après 3 heures de navigation , une conclusion partagée par tous: C’est bien agréable de naviguer sur une eau a 29 degrés , mais 12 noeuds ici offrent beaucoup moins de pression sur les voiles qu’a Quiberon il y a 3 jours .
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| Retouvez notre journée en photos |
Gros briefing de Benjamin et David au retour qui se termine juste avant le passage à la jauge. Les IC tant attendues viennent à peine de sortir !
La jauge va aussi réserver son lot de surprise à 3 enfants car seuls Jules et Merik passent ; les autres devront revenir demain pour représenter un matériel conforme.
Jim doit changer la lettre A du FRA car le A numérique (réalisé à partir d’un 8) n’est pas accepté. A la grande surprise, pas moyen d’acheter sur place des lettres et c’est Joachim, l’organisateur qui lui donne de l’autocollant bleu pour y découper le A réglementaire.
Gwendal doit réduire légèrement la longueur de la fenêtre de sa voile, ce qu’il peut faire immédiatement avec l’insigna que nous avons emporté avec nous. Plus compliqué, son mat est refusé pour…1mm de trop par rapport à la taille réglementaire; plutôt que de se lancer dans une découpe, il décide de naviguer avec le mat fourni par Far East comme la majorité des participants.
Alex lui se fait refuser sa voile pour une bordure non symétrique (il y a une différence de 15mm visible sur la photos entre les 2 côtés); là aussi pas moyen de rectifier facilement et il va essayer demain de faire passer sa voile de rechange, heureusement en excellent état.
Bref, cette opération prend plus d’une heure et le groupe doit prendre la dernière navette de 20h00 pour rentrer à l’hotel. Dodo à 21h30 pour les enfants dont certains se réveillent encore à 4h00 du matin à cause du jet lag.
Yann Vincent
mardi 17 juillet 2012
J - 1 : Manche d'entraînement et Cérémonie d'ouverture du Mondial
Nous pensions trouver des “petites mains” localement pour terminer de coudre les logos sur les 5 gilets et en fait ce sont les mamans qui l’ont fait pendant la nuit. Bravo à Marie Christine et Héléna !
Les 5 enfants se sont levés seuls à 7h00 ce matin. Il semble que le décalage horaire soit presque absorbé. Ils sont tous en excellente forme et semblent s’être adaptés en un temps record à la fois la chaleur humide et aux changements d’alimentation. Ce devrait être bon demain pour la première manche…un grand soulagement sur ce point !
Il faut repasser à la jauge. Nous prenons tous la première navette du matin justement avec le staff. C’est bon : Alex passe son ancienne voile, Jim valide son marquage et Gwendal fait accepter son nouveau mat reçu de chez Far East; (l’ancien était en fait plus long de 4 et non de 1mm).
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| La suite des photos, c'est ici |
Benjamin ayant de mauvais souvenirs d’un championnat européen, il a décidé que toute l’équipe devra gréer et dégréer chaque jour pour ne pas laisser les voiles sur les racks officiels comme la plupart des autres pays. Le matériel sera donc entreposé chaque nuit dans le logement de Vincent, le papa de Merik qui habite à quelques minutes et est le seul parent à ne pas loger dans l’hôtel officiel.
Alex, Gwendal, Jim, Jules et Merik doivent encore passer du temps sur le goudron du parking pour terminer les réglages ; Merik a arraché une sangle de rappel hier à cause d’une vis qui a lâché et tous les bateaux sont vérifiés par Hervé. Les parents sont bien organisés maintenant pour l’intendance et chacun connaît son rôle pour que les coaches puissent se concentrer à fond sur les enfants.
Après la réception des GPS, l’équipe part sur l’eau pour la traditionnelle régate d’entraînement; toujours ce vent qui parait fort mais ne donne pas de pression (les lourds ne sont pas au rappel). Cette manche n’offre pas de surprise : elle est “bidon” mais permet à la fois aux enfants de sortir une 2ème fois pour se familiariser au plan d’eau et à tous de valider l’organisation du groupe.
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| Toute la cérémonie d'ouverture en images |
45 mn de vrai détente sur les gonflables du club et c’est l’heure de la cérémonie d’ouverture avec le traditionnel défilé des équipes. Tout démarre avec du retard, heureusement, c’est court. Le défilé autour de la piscine, les discours des officiels comme le buffet. L’équipe est de retour très vite à l’hotel et va dans les chambres toute seule en un temps record.
Demain nous serons dans le vif du sujet. Un amendement vient de réduire la compétition à 12 manches (2 par jour), la sortie du chenal, longue et non ventée en est sûrement la cause. Voici le planning résumé de l’événement :
- 4 premiers jours de régate individuelle,
- 2 jours de team race,
- 1 jour de repos et
- 2 derniers jours de régate individuelle .
mercredi 18 juillet 2012
Jour J : C'est le grand JOUR !!!
Les enfants se mettent à l’eau à l’heure prévue par la flotte : Rouge, bleu, jaune, vert = logique ! tous les enfants sont dispersés sauf Alex et Jules qui se retrouvent tous les 2 dans la flotte verte.
Les parents chargent la glacière, les pièces de rechange et surtout les bidons pour le snack de midi qui ont été “enrichis” par les mamans avec ce qu’adore chaque enfant, saucisson sec etc ...
Cette première journée s’est déroulée dans du petit temps (6-8 nds) avec une houle résiduelle et un clapot serré. Un système de jeu difficile qui privilégie essentiellement la vitesse. De bonnes manches ont déjà été réalisées par le groupe.
http://youtu.be/R-0RU-3BEJc
Les parents chargent la glacière, les pièces de rechange et surtout les bidons pour le snack de midi qui ont été “enrichis” par les mamans avec ce qu’adore chaque enfant, saucisson sec etc ...
Benjamin partage le coach-boat avec Aida. Quant à David, notre 2 ème entraîneur “country representative officiel”, il utilisera seul une RIB, un peu pourrie mais négociée à un excellent prix pour effectuer des relevés sur le plan d’eau en relation directe avec Benjamin. Pour les parents, il faudra suivre la course à terre sur les écrans grâce au tracking GPS comme chacun peut le faire chez soi…pas le mieux cependant pour les photos et le compte rendu de la course qu’il faudra trouver sur le site IODA.
N’étant pas sur l’eau, voici le retour direct des entraîneurs Benjamin et David, mais eux aussi ne peuvent suivre toute la course à cause des règles strictes imposées par l’IODA.
« Très bonne journée de démarrage pour le groupe. L’équipe prend la mesure du championnat. Il y a vraiment de très bonnes choses, mais il reste cependant quelques ajustements à faire pour chacun. Ce début d’épreuve se déroule comme prévu, peu de risques de pris, peu d’erreurs, pas de sanctions. L’ambiance sur le parking et dans l’équipe est au top, la cohésion est faite. Les enfants se font plaisir et donnent le meilleur. Autour des enfants, le staff est rôdé avec des parents très actifs et ayant pris à cœur l’ensemble des nombreuses missions nécessaires au bon déroulé du championnat.
Cette première journée s’est déroulée dans du petit temps (6-8 nds) avec une houle résiduelle et un clapot serré. Un système de jeu difficile qui privilégie essentiellement la vitesse. De bonnes manches ont déjà été réalisées par le groupe.
Les coureurs sont confiants pour la suite du championnat»
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| Pour suivre les traces en direct, cliquez ici |
Les résultats sont sur le site ; quelques points seulement représentent des dizaines de places et il faut relativiser….mais on trouve déjà au tout devant de la flotte « Yukie » une des rescapée de la flamboyante équipe de Singapour dont 3 membres sont dans les 10 ! Les hollandais, américains, espagnols et brésiliens sont aussi tout devant en plaçant 12 coureurs sur les 20 premiers…
Avec 2 manches courues seulement, les optis sont de retour assez tôt et le groupe se détend au club avant de rentrer à l’hôtel ou un débriefing costaud les attend avec Benj et David.
Au niveau santé, seul Gwendal a une gêne persistante aux oreilles, certainement due au réglage de l’air conditionnée, indispensable pour dormir.
Yann Vincent
jeudi 19 juillet 2012
J + 1 : L'attente ....
La flotte repart comme hier en bon ordre mais le temps est plus que menaçant, peu après l’arrivée sur la ligne de départ. Un premier grain passe et fait basculer le vent de plus de 90 degrés sur la gauche. La conséquence est sévère : le comité ne peut mouiller le parcours sous peine de donner un départ et d’annuler la manche.
Les enfants en profitent pour faire des speed tests. Peu après, ils socialisent avec les autres équipes qui sont rassemblées pour le lunch autour des entraîneurs. La pression retombe beaucoup car un autre grain est en vue et c’est sûre ça va aussi nous tomber dessus. Même scénario peu après 15h00 avec un 3ème grain et le comité doit abandonner.
Une journée pour rien ? Pas vraiment, l’équipe qui est l’une des dernières arrivées sur place finit de se roder et d’ajuster ses routines du matin et puis l’attente sur l’eau permet aux enfants de sortir un peu de leur bulle “nationale” en parlant aux coureurs des autres équipes…peut être pas le meilleur moyen de gagner la prochaine manche, mais celui de parler anglais et de s’ouvrir à d’autres cultures…
L’optimist international, c’est aussi ça et très peu de grandes équipes ne se prêtent pas au jeu.
Petite info commerciale de retour sur le parking en comptant les voiles sur le rack où les coureurs posent leurs gréements le soir, toutes ne sont pas là (comme celles des français qui sont dégrées et emmenées chaque jour par sécurité), mais sur les 220 voiles présentes à 17h00 ce mercredi soir , voici la répartition par marque :
J-sail:137
Olympic 34
North 29
One 6
Autres 14
Valérie et sa bonne humeur va déjà nous quitter demain et l’équipe (enfants+coaches+parents) en profite pour dîner au grand complet, pas si facile dans l’immense salle du restaurant !
On retrouve ensuite avec les autres pays les problèmes persistants de connexion internet qui n’ont rien à voir avec la fréquentation du site IODA…
Pour l’instant c’est Le gros point faible de l’organisation...
Yann Vincent
vendredi 20 juillet 2012
J + 2 : Orages à Boca Chica
La météo n’est pas fameuse et annonce de gros orages aujourd’hui encore. Pourtant, le ciel est bleu ce matin et les 4 séries sont lancées à 10h30 comme d’habitude.
Je ne suis pas allé sur l’eau pour des photos aujourd’hui mais j'ai pu suivre,comme chacun d’entre vous s’il a internet une partie des 4 courses de la journée grâce au “tracking” des GPS mis tous les matins à bord des optis.
Les accompagnateurs de tous les pays se rassemblent dans la grande salle climatisée du club qui a mis à disposition un rétro projecteur pour assister aux manches en “live”. Je recommande vivement à tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur ce qui s’est passé sur l’eau de surfer sur le site officiel IODA où figurent les résultats et surtout ce tracking.
La brise thermique qui s’établit à 12 noeuds sera vite perturbée par les grains annoncés qui comme hier font tourner le vent sur la gauche d’environ 90 degrés. Gwendal et Merik seront sur les 2 dernières manches dans ce système perturbé. Par contre, Jules et Jim passeront avant avec un vent établi entre 8 et 12 noeuds. Un coup de tonnerre et des pluies diluviennes s’abattent sur Boca Chica l’aprés midi et le comité finit par faire rentrer tout le monde à terre.
Le groupe va bien, se comporte bien et travaille bien. Il a bien compris ses priorités : il reste cependant quelques ajustements au niveau des réglages, des tactiques et des routines. Au niveau matériel, la préparation paie; seul Alex a cassé son hale bas, heureusement entre 2 manches et il a pu être remplacé. Après la manche, les enfants sont au taquet pour aller dans la piscine, avant les étirements et le debriefing; les gamins sont hyper sérieux pour aborder la journée de demain. Ils ont compris ce que l’on attendait d’eux et ce qu’ils ont à donner, mais aussi ils ont compris que la régate serait dure et ils ont la tête bien posée sur les épaules pour la suite. D’ailleurs, la mise à disposition a été avancée d’une heure et demi à 10h30… ils devront se lever à 7 heures. Les conversations au club tournent autour de 2 sujets principaux : Le premier concerne du “day off” ou “reserve day” de lundi prochain. Faudra-t-il l’utiliser pour récupérer les 3 manches qui manquent ? Nous le serons vendredi soir juste avant les 2 jours de team race. Le deuxième est politique car les pays candidats au mondial 2014, surtout la Pologne et l’Argentine se livrent a des démarches actives pour récupérer les voix lors du prochain vote…Celui de la France a déjà été engage par la POP.
Yann Vincent
vendredi 20 juillet 2012
J + 3 : Manches en cours
Encore du petit temps d’annonce. La nuit n’a pas été aussi réparatrice …dormir la fenêtre ouverte en cette saison, même avec l’air conditionnée est une offrande aux moustiques et dans la chambre de 3 , Jim semble en avoir payé le prix fort.
Nous découvrons ce matin que Singapour est avec nous la seule nation à ne pas laisser ses voiles sur les racks. Mais au lieu de les ramener à l’hotel, elle les cache la nuit sous une table de l’accueil du yacht club. Rien n’est laissé au hasard dans cette équipe pro !
Les enfants sont sur l’eau peu après 9h00 et il fait déjà très chaud. L’eau a été distribuée avec plus de rigueur ce matin pour éviter le gâchis des premiers jours et le team leader doit signer lui même à la distribution.
Cette journée va se traduire par une attente interminable, surtout pour Gwendal, Jules et Jim, flammes vertes, dont le départ est un des derniers. En fait, seule une série complète a le temps d’être jouée, et Merik pourra faire une deuxième manche avant l’arrivée de l’inévitable orage de fin de journée. La flotte reviendra au club sous une pluie battante … Nous avons vu à la bouée au vent, le comité prendre avec les règles les plus élémentaires de la régate des libertés difficiles à croire au niveau d’un mondial. Les superviseurs IODA étant absents. D’ailleurs sans pouvoir être aussi près que Cappizano, le photographe officiel, nous avons pu avec David nous approcher de cette bouée au vent à une distance telle que j’aurai pu éviter de mettre le doubleur de focale !
Les délégations commencent à se demander comment ce mondial, même en utilisant le jour de réserve va pouvoir assurer les 12 manches prévues…
Gwendal et Jim. Ils passent dans les 4 derniers à la bouée au vent à cause de départs calamiteux (30s après pour Jim). Eux aussi vont se battre pour revenir mais sur un mondial, même si on va vite on ne reprend pas autant de places que dans une autre régate !
Jim a de la fièvre le soir et on doit renoncer au restaurant extérieur qui devait marquer la fin de le première séquence. Demain, c’est en effet le team race, et les enfants sont sur-motivés !
Yann Vincent
samedi 21 juillet 2012
J + 4 Journée de qualification en Team race
Le team race qui débute maintenant motive beaucoup les enfants et ils sont tous sur pied y compris Jim pour ce nouveau defi…Ce sera petit temps aujourd’hui encore… Après le briefing précis du comité auquel assistent exceptionnellement les enfants, la flotte se dirige dans le lagon à l’est du club où 2 ronds ont été créés dans l’eau turquoise.
Benjamin partagera le coach boat avec le coach la Suisse qui sera un adversaire probable…le rond ou vont naviguer les enfants est le plus éloigné de la marina. Il ne montre que l'arrivée et nous ne verrons que nos enfants accéder à la zone.
L’équipe fait 3 tours en battant d’abord le Portugal, puis elle s’incline contre l’Espagne puis la Suisse.
C’est mieux que l’an passé mais bien sur bien en deçà des espoirs des enfants et des coaches qui accusent un peu le coup. Eux seuls peuvent vraiment rapporter ce qui s’est passé exactement mais sur le plan général, on apprend que les enfants étaient un peu rouillés et n’ont pas navigué à leur niveau réel avec des fautes inhabituelles de contact avec les bouées. Battre l’Espagne était vraiment à leur portée mais rien à dire les autres ont simplement été meilleurs !
Nos enfants ont prouvé leur potentiel en team race et ils ont tous gagné dispersés les épreuves en France (Cie, Narbonne, Lorient, Antilles …)… mais n’ont jamais participé tous ensemble à ce type d’épreuve. lI semble là dessus illusoire de compter faire plus de 3 tours à un mondial sans un entraînement sur sur site juste avant, comme d’ailleurs toutes les équipes du tableau final qui sont là depuis 1 ou 2 semaines.
Une autre compétition de 3 jours commence après demain lundi car la journée “off “ s’est mutée en journée de régate. 4 manches seulement ont été jouées sur ce mondial et il en reste au moins 6 …Benjamin et David ont plus d’une journée pour surmotiver les enfants. Nous avons été manger le soir dans un restaurant typique à St Domingue, et allons passer cette journée pas loin à Boca Chica, L’ambiance est excellente. Les enfants vont se battre comme des lions. Tout le monde espère beaucoup de manches donc un temps favorable pour les 3 derniers jours de courses
Yann Vincent
Mini debrief des enfants dans le bus au Dictaphone par Benjamin
Jules, (le cérébral ?)
“on aurait pu faire mieux, ce qui a été dur c’est que nous n’étions pas beaucoup entraînés et échauffés”
Gwendal, (le pur sportif ?)
“On se gênait un peu entre nous et les départs n’étaient pas performants”
Jim, (le joueur ?)
“ La Team race c’est marrant, sympa, les fautes etc”
Alex, (le pro)
“On avait pas une très bonne vitesse ensemble, manque de temps de préparation, manque de coordination, on se gênait un peu dans les manches.”
Merik, (l’instinct)
“On a été des grosses merdes car on a manqué d’entraînement, mais on est bon en technique et stratégie, notre point faible a été la cohésion entre nous, sinon on a bien navigué et on s’est bien fait plaisir.
Les vidéos de matchs :
Les photos de la journée :
Revivre les trajectoires de toutes les équipes :
Pour consulter les résultats des qualifications : le lien
A l'issue de la première partie de qualification, voici le tableau de prochaines rencontres
A l'issue de la première partie de qualification, voici le tableau de prochaines rencontres
samedi 21 juillet 2012
Il faut couper…. Aujourd’hui, beaucoup d’équipes ne naviguent pas. Dés la veille nous sommes allés dîner à Saint Domingue, si proche mais à 35 mn quand même. Une grande table nous attend à “El Conuco,” restaurant pas cher avec un buffet aussi simple que savoureux … et toujours ces jus de fruit. Une partie de l’esprit du pays est là, dans cette ambiance rurale de village, ces couleurs vives et surtout cette joie de vivre communicative… un couple danse au milieu de la salle au rythme de la bachata, du meringue ou de la salsa… Les coachs passent la matinée entière au calme avec les enfants. Film et quelques jeux dans l’enceinte de l’hôtel qui jusque là ne servait que de dortoir. Puis l’aprés midi, Roberto, notre chauffeur emmène tout le monde dans son minibus flambant neuf à la plage Caribe, distante de quelques km. Cette partie de la côte, n’est pas protégée par une barrière et la houle arrive directement. Les enfants peuvent utiliser les body boards ou tout simplement jouer dans les vagues avant de partager un “coco verde”.Déjà 16h00, il est temps de regagner le club nautique, il y a un peu de travail sur le matériel pour l’équipe et le fameux vote IODA pour les épreuves 2014…
C’est Singapour qui gagne la course par équipe, devant les USA, les Hollandais, n’arrivent que 3ème. Le niveau de passion (et de pression) qui entoure de plus en plus cette épreuve a surpris les organisateurs !
Pour le mondial 2014, la Pologne et l’Argentine sont favorites et même après 2 votes n’arrivent pas à se départager…C’est le président péruvien qui doit trancher et ce sera l’Argentine pour “des raisons de coûts”. Pour l’Europe 2014 , l’Irlande, qui n’a jamais organise arrive en tête devant…la malheureuse Pologne qui s’incline une deuxième fois .
Après 3 jours de break, c’est un autre compétition qui commence donc. Benj et David changent les chambres. Jules, Jim Merik d’un coté Alex et Gwendal de l’autre ! Le menu de la compétition commencera par les 2 départs non effectués vendredi dernier ou seul Merik avait pu valider (avec brio) sa manche.
Yann Vincent
lundi 23 juillet 2012
J + 6 Reprise des races individuelles
L’équipe est gonflée à bloc par Benj et David ce matin et les conditions sont excellentes. Vent faible mais un temps magnifique avec un mer assez plate…10h30, tout parait en place de la bouée de près ou nous nous trouvons avec David…le vent oscille de 20 degrés mais reste bien dans l’axe du parcours, tous les optis sont sur l’eau et attendent de jouer; il est prévu de terminer les 2 dernières courses de la 5ème manche, puis de changer de flamme pour les manches 6 et 7.
Plus de 2h30 plus tard tout le monde attend encore, comment est ce possible ? Finalement, ça démarre…mais quand le vent commence sa rotation naturelle à droite…
Flamme rouge, Gwendal prend un départ catastrophique 3ème rideau. Il sauve ce qu’il peut sur le reste du parcours mais c’est un mondial et les places sont chères !
Ce sera tout pour aujourd’hui ! Merik, lui sera reste plus de 6h sur l’eau pour regarder ses copains naviguer !
Les meilleurs coureurs du monde sont sur l’eau et ne peuvent pas rivaliser à cause d’un comité de course qui ne lancent pas de manche !
Comment en 2 ans n’a t-on pas prévu cela ? Comment l’équipe de l’IODA qui doit doubler l’équipe dominicaine s’est-elle laissée surprendre et n’a pas trouvé les solutions techniques qui existent comme sur le lac de Garde ?
Il s’agit du respect des enfants d’abord, mais aussi des parents et des sponsors... On nous assure que pour les 2 derniers jours de course, tout sera nickel…souhaitons-le ? Un mondial qui va ne pas faire 10 manches avec autant de temps passé sur place , ça ne s’est en tous cas jamais vu depuis 10 ans.
Benj et David tiennent la motivation intacte. Il peut y avoir encore 4 manches soit Presque la moitie de la compétition sur 2 jours !
Yann Vincent
Vidéo de la journée
Le lien vers le reportage photos de la journée
Le lien pour consulter les résultats
mardi 24 juillet 2012
J + 7 : On y croit
Le comité de course s’est fait sérieusement secoué ce matin au coach meeting et il décide de n’envoyer les enfants sur l’eau qu’après avoir mouillé le parcours. Les locaux seront doublés de suite pour l’opération … Tout démarre finalement avec une petite heure de retard car le vent est beaucoup plus faible qu’hier matin et tarde à s’établir mais il y aura bien 2 manches.
Flamme jaune, Jules et Jim prennent de mauvais départs, avec une bonne tactique. Jules s’en sort tout de même mais Jim, qui n’a pas remis en cause ses certitudes tactiques s’est encore enfoncé dans de mauvais choix qui vont lui coûter très cher pour la 3ème fois consécutive. Tout va mieux par contre sur la deuxième manche pour les 2 français. Un signe ? Jules, malgré un mauvais départ remonte bien. Les enfants négocient cette fois très bien le dernier bord de près pour finir tous les deux dans la première moitié de la flotte.
Flamme verte, après une première manche en demi teinte, Alex et Merik nous font vibrer sur la 2ème : Un bon départ et Alex vire la bouée de près en 2ème position ; il tient sa place jusqu’à la porte, Merik est tout près et bataille comme d’habitude pour grignoter des places au portant. Comme quoi, les petits français n’ont pas à rougir de leur vitesse même avec ce vent faible. Derrière eux, il a des ténors : le hollandais Bart, Lambriex, Max Clapp la crevette anglaise … mais de mauvaises options sur le 2ème bord de près les rejettent au delà des 20 premiers. Au mondial, la moindre erreur semble prend en terme de places des proportions vraiment inconnues chez nous !
Flamme jaune, Jules et Jim prennent de mauvais départs, avec une bonne tactique. Jules s’en sort tout de même mais Jim, qui n’a pas remis en cause ses certitudes tactiques s’est encore enfoncé dans de mauvais choix qui vont lui coûter très cher pour la 3ème fois consécutive. Tout va mieux par contre sur la deuxième manche pour les 2 français. Un signe ? Jules, malgré un mauvais départ remonte bien. Les enfants négocient cette fois très bien le dernier bord de près pour finir tous les deux dans la première moitié de la flotte.
Flamme bleu, celle de Gwendal, le départ s’ameliore nettement mais la tactique ne suit toujours pas sur les 2 manches et il concède de nombreuses places. Il est vrai que son poids dans ce vent faible ne lui facilite pas la tâche.
Flamme verte, après une première manche en demi teinte, Alex et Merik nous font vibrer sur la 2ème : Un bon départ et Alex vire la bouée de près en 2ème position ; il tient sa place jusqu’à la porte, Merik est tout près et bataille comme d’habitude pour grignoter des places au portant. Comme quoi, les petits français n’ont pas à rougir de leur vitesse même avec ce vent faible. Derrière eux, il a des ténors : le hollandais Bart, Lambriex, Max Clapp la crevette anglaise … mais de mauvaises options sur le 2ème bord de près les rejettent au delà des 20 premiers. Au mondial, la moindre erreur semble prend en terme de places des proportions vraiment inconnues chez nous !
A ce sujet, Dédé, le coach belge qui en est a plus de 20 ans sur le circuit, m’assure au dîner qu’il n’y a pas cette année sur ce mondial les quelques 50 enfants qui font souvent de la figuration en prenant les places de la fin du classement. Le niveau d’ensemble est beaucoup plus homogène et il y aurait pour lui 80 à 100 coureurs capables de claquer une manche …oui, mais sans les singapouriens bien sur qui avec leur gabarit et ce vent faible raflent une bonne partie de la mise !
Demain, c’est la dernière journee…la dernière en optimist pour Gwendal et peut être Jules. Avec la résurrection du comité, on espère encore 2 manches..
Les enfants comme d’habitude sont au lit tôt , bien décidés à donner avec les coaches le meilleur d’eux même jusqu’au bout !
Yann Vincent
Le reportage photos de cette avant dernière journée de championnat :
La vidéo du jour :
Le lien vers les résultats
mercredi 25 juillet 2012
J + 8 : Les dernières manches : Moment magique
Toute l'équipe a su réaliser des performances et prendre les premières places dans une flotte de très haut niveau.

Sur la première manche, tous les enfants ont pris un bon départ, trop lent cependant pour Gwendal, qui se retrouve masqué et choisit d’aller tirer un long bord à l’extrême gauche. Cela lui sera fatal car il devra batailler pour regagner quelques places.
Dès le retour à terre, il faut réintégrer le matériel à Far East , ça va très vite avec l’aide de tous et les enfants vont se baigner une dernière fois en attendant la remise des prix sur la plage du club et surtout le “grand troc”. C’est un des moments forts ou chacun échange une partie de sa tenue avec d’autres compétiteurs… de retour à l’hôtel, la nuit sera animée et courte pour certains !
Le lien vers les résultats
Le reportage photos de Yann Vincent :
Cette expérience incroyable nous la souhaitons à tous ceux qui aiment la voile, les échanges, la camaraderie et l'esprit d'équipe.
Courir pour une nation est un souvenir inoubliable. A notre âge, c'est une chance extraordinaire.
Nous sommes conscients que c'est une aventure d'équipe et c'est à ce titre que nous remercions :
Nos sponsors : Jeep, US Car, Paris Voile, vacances-viva.com pour son aide sur les billets d'avion, l'agence Images et Formes pour avoir mis en image une présentation sponsor, nos clubs : la VGA st Maur, notre fédération (FFV), notre association de classe (POP), les entraîneurs, le team leader, les parents et vous tous qui nous avez soutenus dans cette aventure.

Cette régate très particulière courue sur 8 jours, incluant un gros challenge de courses par équipe, nous a permis à tous de progresser et pour certains d'entre nous de nous projeter dans le Mondial 2013. Nous avons pris la mesure de la force de certaines nations et nous sommes bien décidés à relever ce défit lors des prochains Mondiaux.
Le commentaire de cette dernière journée :
Comme tous les matins depuis maintenant 12 jours, je me suis copieusement aspergé d’anti moustiques et suis descendu dans le lobby au milieu de la nuit pour mettre en ligne mes photos et rédiger le petit compte rendu journalier que Martine insère dans le blog de ce mondial OPTIMIST. Cette fois par contre, c’est bien animé entre les retours de fête et les départs de l’hôtel qui commencent à s’enchainer.
Le mondial vient de se terminer, pourquoi se le cacher les résultats sont loin de nos espérances qui n’étaient pas si démesurées que cela.
Cette dernière journée a encore offert 2 dernières manches avec encore du petit temps et la consécration de l’equipe de Singapour avec la victoire de Yukie la dauphine de Kimberley Lim devant 3 compatriotes dont 2 filles. Seul Bart, le hollandais réussit à se glisser 4 ème .
Sur cette dernière journée : les 5 français se retrouvent ensemble : Benj et David profitent du fait qu’ils sont dans le dernier départ pour faire un petit debrief du tracking de la performance d’Alex hier.
Sur la première manche, tous les enfants ont pris un bon départ, trop lent cependant pour Gwendal, qui se retrouve masqué et choisit d’aller tirer un long bord à l’extrême gauche. Cela lui sera fatal car il devra batailler pour regagner quelques places.
C’est mieux pour Jules qui passe 13 à la bouée au vent et qui va avec patience regagner les places nécessaires pour arriver dans les 10. Alex, lui est parti à fond à droite avant de se recentrer avec succès. Il passe juste avant Merik à la bouée au vent, et finira juste derrière lui autour des 25. Jim passe 31 au près, mais termine le parcours bien trop à droite, tout comme Alex la veille, il perd de nombreuses places juste avant la ligne d’arrivée.
Sur la 2ème manche, les départs sont aussi corrects, mais ça ne suffit pas ici : il faut aussi aller très vite pour se dégager car il est quasi impossible de construire quoi que ce soit dès qu’on est noyé dans la flotte. C’est un des gros problèmes au mondial !
Au final de la compétition, Merik est 54, Jules 70, Alex 131, Jim 134 et Gwendal 191. Tout cela mérite un bilan que chacun va faire et diffuser sur ce blog prochainement.
Dès le retour à terre, il faut réintégrer le matériel à Far East , ça va très vite avec l’aide de tous et les enfants vont se baigner une dernière fois en attendant la remise des prix sur la plage du club et surtout le “grand troc”. C’est un des moments forts ou chacun échange une partie de sa tenue avec d’autres compétiteurs… de retour à l’hôtel, la nuit sera animée et courte pour certains !
…Bilans à suivre...
Yann Vincent
Le lien vers les résultats
Le reportage photos de Yann Vincent :
vendredi 27 juillet 2012
J + 9 : L'heure des bilans et de la décompression
Voici le compte rendu de chacun :
Gwendal, coureur né en 1998 se classe 191ème
Le plus dur : les départs
Le plus sympa : Naviguer dans l’eau chaude
Si c’était à refaire : Ne pas naviguer sur les extrêmes
Je me battrais pour refaire un mondial
J’ai apprécié d’avoir mes parents sur place ; ils n’ont pas interféré sur le coaching, j’aurai aimé plus de manches et surtout plus de vent.
Tes projets en 420 l’an prochain ? Je ne sais pas encore
Le plus dur : En navigation : Le premier bord de près et le départ, suivre le vent avec les bascules
Hors navigation : Après le stage de Quiberon, les chambres étaient les mêmes et ça faisait beaucoup.
Le + sympa : Naviguer avec rien dans l’eau chaude.
L’agencenemt du club avec les jeux et les piscines pour évacuer le stress et des fois les contre-performances de la journée.
Si c’etait à refaire
Je suis hyper près pour faire le prochain
J’ai apprécié d’avoir maman avec moi un temps car elle s’ocuppait de rincer étendre mes affaires, me soutenir et de la bouffe sur l’eau .
Que pense-tu de ta place : Bien pour un premier Mondial c’est bien même si j’aurai pu faire mieux
Le plus dur en nav ? Il faut être toujours à fond car tout le monde est à fond
Gréer et dégréer à chaque fois était pénible même si indispensable.
Le plus sympa en nav ? super de se confronter d’autres nations car ça ne m’arrive presque jamais pendant l’année en Guadeloupe.
Le plus sympa ? le de stress avec les jeux du club
J'ai été content que mon père soit là mais je ne voulais pas qu’il soit sur l’eau.
Que penses tu de ta place pour un 1er mondial ? C'est bien
Si c’était à refaire : pas grand chose car on était très bien encadré par David et Benjamin. Je veux me requalifier pour prendre ma revanche sur les autres.
Le + dur en nav ? la météo dure à comprendre
En dehors de la nav ? La chaleur
Le + apprécié en nav : Une journée avec des bonnes conditions (hier)
Hors navigation ? rien de spécial, tout était bien
Tes parents ? ils n’étaient pas là mais c’était bien comme cela
De ma place c’est plutôt bien, car je pense avoir fait une bonne régate
L’avenir ? demain le 420 à partir de septembre
Le plus dur en navigation : choisir le coté favorable
Hors nav : la chaleur
Le + apprécié en nav : Le niveau incroyable
Le + apprécié hors nav : Les baignades et les jeux après les nav
Tes parents : Je suis content qu'ils aient été là, car ils aidaient beaucoup
Parlons de ta place : Je suis content mais pense que j’aurai pu faire mieux
Je veux tout faire pour me requalifier
Le plus dur : trouver le bon timing pour parler aux enfants qui ont peu de temps libre
Le plus sympa : Vivre l’expérience qui est ultra positive car tout le monde s’est impliqué à fond dedans.
Si c’était à refaire : on change pas grand chose, on est satisfait de l'ensemble.
Je souhaite recommencer.
Si tu pouvais changer quelques choses : Il n’y a pas assez de manches et trop d’attente pour tous surtout pour les enfants.
Ce que tu retiendras de cette régate : Les jeunes ont bien coopéré ! Agréable surprise pour l'hôtel (bon bloc) et nourriture bonne.
Ce que tu retiendras de cette régate : Les jeunes ont bien coopéré ! Agréable surprise pour l'hôtel (bon bloc) et nourriture bonne.
Hervé, papa de Gwendal, en charge de la logistique :
Le plus dur : la connexion internet
Le plus sympa : la nourriture à l’hôtel malgré le manque de mangue
Les regrets: les enfants n'aient pas avoir une préparation à long terme car l’expérience internationale ne peut se valider les 3 mois qui suivent la CIP.
S’impliquera de la même manière si Gwendal se requalifie.
Des regards ? le manque de vent car Gwendal n’a pas pu s’exprimer et l’organisation car trop d’attente pour tous, problème de comité de course. Sinon à terre : très bien mise à l’eau etc,
Des gros contactes ? les contacts entre richesse et pauvres ici, que les enfants critiquent la nourriture mais les bénévoles se jettent dessus et la mafia locale qui tient tout par exemple le tirage au sort de la voile à la fille de l’organsiateur.
Marie Christine maman de Gwendal, en charge de l'interface générale :
Le + dur : Le contraste entre les moment intenses et l’attente trop longue, les tensions dans l’équipe entre les enfants par la manière différente de voir les chose différences d’éducation et d’exigences vis vis des enfants ; on est observateur, je voudrai intervenir mais ne le fais pas par respect pour les parents.
Le + sympa : Voir mon fils travailler en collaboration avec Héléné et Yann, qui ont assumé le fonctionnement du groupe avec abnégation, les retrouvailles autour des repas.
Si c’était à refaire ? Oui, dans un autre endroit tout serait plus facile, je parlerai la langue ...etc...
Je repartirai de suite pour un nouveau mondial
Le plus dur sur l’eau : pas de référentiel commun avec les enfants, ce qui nuit au dialogue malgré le temps passé en commun, l'objectif est d'être toujours en phase ; pas facile d’être certain qu’on était toujours en synchro, moins facile qu’avec ceux qu’on a à l’année, pas évident à mesurer si on est vraiment sur la même longueur d’onde ; pas de difficulté a identifier les problèmes à trouver les solutions mais pas facile de les transmettre et être sûr que le message soit acquis (technique, tactique). Pas assez d’heures pour la mise en phase ; question de durée.
A terre réguler les tensions et émotions et les individualités fortes dès l’arrivée à Boca Chica.
Le plus sympa sur l’eau : La qualité du groupe de gamins, riche, composés de profils très différents, très complémentaires d’où une grosse cohésion et grosse ambiance et bonne entente.
La richesse de la rencontre multi nations, le mélange des cultures plus impressionnant que mes expériences en 420 : ce sont des enfants qui n‘ont jamais vu ça (ex : Coréen) nouveau. Rencontres et aventures. Et ouverture ........
Ton meilleur souvenir : Naviguer dans un espace aussi paradisiaque avec la chaleur et de l’eau claire : c'est la récompense de toute une saison. Je repars avec ces images dans la tête et pour très longtemps.
La richesse des manches : tous les avantages de la régate : les meilleurs savent jouer quelques que soient les difficultés. C'est pour cela que cette régate est intéressante et qu'on se fait plaisir tout le temps.
Malgré l’écart de niveau entre les premiers et les nôtres, le ressenti sur l’eau est que la manière de naviguer est très proche, ils pouvaient jouer sans complexe et même s'il y a une différence, elle réside dans l’expérience et non dans le niveau de jeu.
Qualité du dispositif avec un staff complet qui entoure et compose l’équipe : faire le choix d’une équipe complète pour le même objectif.
Si c'était à refaire, demain à la CIP ? Rien à changer mais des leçons à tirer pour la suite.
Les valeurs : on navigue à leur niveau (mondial), on a rien à regretter compte tenu des contraintes des ligues, je rejouerai comme ça même s'il y a des leçons tirer car on a été moins bon. Pour améliorer le dispositif, il serait intéressant d'axer notre travail de formation sur la future relève et la gestion de l'équipe nationale pour avoir plus de temps de préparation.
Je serai partant pour d’autres mondiaux en fonction de coureurs sélectionnés.
Ce qui est important c’était la manière d’aborder ce mondial et les valeurs véhiculées autour dans une logique de jeu ; que les enfants restent à leur place et voilà ça reste un jeu d’enfant.
Vincent, papa de Merik :
Qu’est qui parait le plus dur ?
La logistique à laquelle je n’ai pas ou peu participé en France et la gestion du bateau en plus, mais pas d’atmosphère conviviale crée par l'organisation du mondial. L’organisation très moyenne.
Le plus sympa : Les enfants qui avaient la banane, en sortant de l’eau, ils ont passé un bon séjour
Sinon pour un nouveau mondial, je partirai à fond. Il faut le préparer avec des compétitions internationales.
Martine, maman de Tanguy, en charge de la mise en ligne des news sur le blog :
Je pense que c'est très compliqué de gérer ce type d'événement. C'est pour cela que j'ai proposé à Yann de m'occuper du blog (à ce jour plus de 4400 visites sur le blog).
Mon objectif dans cette aventure : le soulager d'une de ces multiples tâches de Team leader.
J'ai découvert une équipe super : les enfants qui se donnent à fond chaque jour quelque soit le résultat de la veille, les parents très soudés dans ce projet et un tandem d'entraîneurs rodés aux grandes régates.
J'ai mis entre parenthèse mes vacances pour être dispo car le décalage horaire et les complications de connexion à Boca Chica ont fait que rien ne s'est passé comme nous l'avions prévu mais j'aime ça. Maintenant, vacances. Nous partons pour............ une petite croisière. Histoire d'alimenter notre blog perso !!!
Sinon pour un nouveau mondial, je partirai à fond. Il faut le préparer avec des compétitions internationales.
Martine, maman de Tanguy, en charge de la mise en ligne des news sur le blog :
Je pense que c'est très compliqué de gérer ce type d'événement. C'est pour cela que j'ai proposé à Yann de m'occuper du blog (à ce jour plus de 4400 visites sur le blog).
Mon objectif dans cette aventure : le soulager d'une de ces multiples tâches de Team leader.
J'ai découvert une équipe super : les enfants qui se donnent à fond chaque jour quelque soit le résultat de la veille, les parents très soudés dans ce projet et un tandem d'entraîneurs rodés aux grandes régates.
J'ai mis entre parenthèse mes vacances pour être dispo car le décalage horaire et les complications de connexion à Boca Chica ont fait que rien ne s'est passé comme nous l'avions prévu mais j'aime ça. Maintenant, vacances. Nous partons pour............ une petite croisière. Histoire d'alimenter notre blog perso !!!
Yann Vincent
Le reportage photos de la journée de décompression :
dimanche 29 juillet 2012
Salut, Yann. Porteur de projet, c'est un métier que tu connais. Mais dans un cadre sportif et associatif, c'est nouveau pour toi. Tu peux nous dire quelques mots sur cette formidable expérience :
Le plus dur :
Les problèmes d’internet à l’hôtel qui rendent tout plus compliqué, et diminuent les espaces pour profiter de l’évênement, et y apporter plus de convivialité car on doit piocher dans son sommeil. J’aurai voulu mettre sur le blog des comptes rendus plus précis sur ce qui s’est passé sur l’eau, mais la priorité des entraîneurs était sur le présent et ça n’a pas toujours été facile quand je n’étais pas en mer pour prendre les photos.
Il faut aussi s’assurer que rien n’a été oublié pour que la délégation soit bien dans le tempo.
Personne : ni enfant, ni coach ni parent n’avait fait un mondial OPTIMIST auparavant…
Enfin, passer 12 jours avec des gens qui ne se sont pas choisis et qui vivent de manières si différentes chez eux est un challenge ; finalement qui s’est bien passé grâce à l’objectif commun. La richesse de l’experience se situe là, heureusement s'est bien au delà des résultats obtenus.
1) La préparation : C’est à la fin de CIP que tout démarre.Cette année, la POP a négocié un retard de paiement avec l’organisateur et a laissé jouer la délégation avec un parfaite autonomie. La POP doit être simplement là pour valider la détermination du team leader et du coach juste après la CIP… je trouve très bien que le coach soit élu, après tout c’est lui qui a qualifié le plus d’enfants et il les connaît. Je trouve aussi normal, que de la même manière, le team leader soit choisi par les 5 familles, libre à lui comme cette année d’opter pour une prestation non défrayée impliquant la participation active de chaque famille. L’idéal c’est bien sur une bonne fête de la délégation le soir même ce qui permet de se connaître un peu mieux et va faciliter la communication écrite pour la préparation du mondial, mais ce n’est pas facile et n’a pas pu se faire cette année !
Elle est unique
Elle ne ressemble à aucune autre, le plateau est tout simplement extraordinaire et c’est ça qui en fait l’intérêt. Le lieu est inédit et cela n’a rien à voir avec une grande régate européenne comme Workum : La moitié des 100 premiers de ce mondial n’est pas européenne !
Les erreurs se paient cash et si un enfant ne conduit pas une tactique « prudente », il prend des risques qui peuvent le reléguer dans les 15 derniers de la manche même avec une bonne vitesse, il peut revenir, mais ici, c’est très très dur. Avec une seule manche retirée, cela n’encourage pas la prise de risque, d‘autant plus que ce championnat n’a comporté cette année que 9 manches !
La navigation est globalement très correcte : Peu de réclamation
Le comité de course cette année n’a pas été à la hauteur : 3 manches pour les 4 couleurs auraient pu être lancées en plus ; c’est avec internet le gros point noir 2012. Il y a un contraste absolu entre le sérieux de la préparation des délégations et la légèreté de l’organisation sur l’eau. Le coût de chaque manche est considérable et L’IODA ne peut laisser cela se reproduire, par respect d’une part pour les enfants et les entraîneurs qui attendent sur l’eau et d’autre part pour les familles et les sponsors.
3) L’événement : Il est aussi unique. Ou trouver 250 enfants de 50 nationalités différentes partageant la même passion ailleurs ? Les échanges sont très riches avec le fameux troc de fin de régate, sans compter le escapades hors compétition pour découvrir le pays.
4) Le budget : Les familles se sont mises d’accord sur le budget de la préparation. Il va de la participation de l’équipe a des régates et à des stages en passant comme cette année par le renfort d’un 2éme coach, David. Si les familles sont ok, le budget peut monter, mais en aucun cas ne dépasser le plus petit du groupe. A ce propos, il n’est pas acceptable que des enfants ne participent pas à cette épreuve pour des critères de coût. Pourquoi la POP ne demande-t-elle pas 100 euros pour toutes inscriptions aux compétitions individuelles (Europe et Monde) et que cette somme ne vienne pas alléger la facture des 5 familles concernées ? Le budget resterait ainsi aussi raisonnable que la participation à une compétition européenne !
5) 2 entraîneurs ? Pas facile d’organiser une préparation avec des enfants dispersés dans l’hexagone et …en Guadeloupe. Pour assurer, nous avons fait le choix de 2 entraîneurs. Benjamin et David, cela vaut-il le coup ? Malgré leur implication et tout le positif qui en est ressorti cette année, ce n’est pas indispensable au regard des coûts engendrés .
- Aucun membre de la délégation n’avait participé a un mondial optimist avant.
- Pas de participation française en 2011.
- Le manque de temps de préparation sur place (championnat de France),
- Le jet lag avec la chaleur pas encore apprivoisée,
- La préparation s’est faite toujours avec des vents de plus de 12 nœuds,
- Manque d’expérience en régate internationale pour certains enfants…
Peut être faut il relativiser une bonne fois pour tous les résultats à cette épreuve au regard de la richesse de l’expérience qu’elle apporte. L’optimist n’est-il pas un outil de formation ? Il s’agit d’enfants de moins de 15 ans qui pour la plupart jouent. Les dérives de certains pays comme Singapour qui investissent des sommes considérables dans la classe n’y feront rien et il sera toujours passionnant de se mesurer à eux, même avec les moyens du bord qui sont pour l’instant surtout eux des familles .
Tu peux nous montrer l'analyse que tu as faite sur ce Mondial ?
Oui, bien sur. C'est une analyse qui met en évidence les résultats et donc le poids de chaque nation : Le lien pour consulter le tableau
Yann, merci pour ces réponses et bravo pour ton implication dans cet événement.


































